Je n’ai pas trouvé ma vocation tout de suite. J’ai été tentée par le droit, par le journalisme, par la communication et sa belle utopie. Mon penchant pour les lettres et les sciences humaines m’a fait choisir d’entrer en Hypokhâgne puis khâgne B/L, à Bordeaux. Les cours de sociologie et d ‘économie m’ont ouvert les yeux sur le fonctionnement du monde, les cours d’histoire sur les drames qui s’y jouent encore tous les jours. Fascinée par l’image et son pouvoir, j’ai pris goût à la photographie, en développant et tirant mes premières photos en noir et blanc.
J’ai découvert que ma vocation était dans le domaine audiovisuel après ma maîtrise de communication, obtenue au Celsa, (Sorbonne) à Paris. Je me suis détournée de la communication en entreprise car ce n’était pas ce que je recherchais, car je ne me sentais pas capable d’accepter dans mon engagement professionnel certains compromis s’opposant à mes convictions, en particulier la manipulation de la parole et des hommes. Ma quête est une quête d’absolu, de prise de conscience, de vérité, et d’expression par la création, et je n’avais pas encore trouvé le support qu’il me fallait. Je suis partie en Australie, comme on joue son dernier atout. J’y allais pour faire un mastère de production audiovisuelle, à l’université technologique de Sydney. En deux ans là-bas j’ai tout découvert du cinéma et de la vidéo, je me suis rendue compte que je pouvais lier mes trois passions (image, littérature et histoire)et peut être en vivre. J’ai appris à écrire des scénarios, à organiser la pré-production, la production et la post-production d’œuvres audiovisuelles. J’ai participé à la création de plus d’une quinzaine de courts-métrages, en me spécialisant dans le montage et la réalisation. J’ai moi-même écrit, réalisé et monté trois courts-métrages.
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